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27/03/2025 |

Le Cloud natif désigne une manière de concevoir des applications pensées dès leur création pour fonctionner dans un environnement Cloud computing.

Cloud natif : principes et bénéfices

Cette approche ne consiste pas seulement à héberger une application existante sur des serveurs distants: elle s'appuie sur une architecture, des méthodes de développement et une infrastructure cloud capables d'évoluer avec les usages. Les applications cloud natives anticipent les mises à jour fréquentes et les variations de trafic et de charge, tout en intégrant des mécanismes d’automatisation. Elles peuvent ainsi exploiter les ressources cloud de manière dynamique et maintenir un bon niveau de performance.

Cette approche apporte davantage de flexibilité aux équipes techniques et facilite l'exploitation des applications. Elle contribue également à renforcer leur fiabilité et leur sécurité dans le temps. 

Définition du cloud natif

Le terme Cloud natif désigne une façon de concevoir des applications pensées pour fonctionner dans un environnement Cloud dès leur création. Il ne s’agit donc pas simplement de faire le choix d'héberger une application sur le Cloud une fois celle-ci développée.

L’application est créée en considérant dès le départ qu'elle devra évoluer régulièrement, absorber des variations de trafic parfois imprévisibles et etre mise à jour rapidement. Cette approche constitue l’une des meilleures pratiques actuelles du développement applicatif dans le Cloud.

Les applications cloud natives sont également conçues pour continuer à fonctionner de manière autonome en cas de panne d’une partie du système informatique. Elles sont généralement légères et reposent sur des composants indépendants, contrairement à certains logiciels historiquement installés sur une infrastructure traditionnelle puis migrés vers le Cloud.

Le principe repose sur les bases du cloud computing : utiliser des ressources informatiques accessibles à distance via Internet, plutôt que de dépendre exclusivement du matériel et des serveurs présents dans l’entreprise.

Le Cloud Natif et le Cloud computing : quelles différences ?

On confond souvent le cloud computing et le cloud natif, car les deux permettent d’utiliser des ressources informatiques hébergées à distance et accessibles via un réseau.

Une solution basée sur le Cloud peut simplement correspondre à une application conçue de manière traditionnelle puis hébergée sur une plateforme cloud. Une application cloud native, en revanche, est pensée dès sa conception pour exploiter les possibilités offertes par cet environnement.

La différence se situe donc moins au niveau de l’hébergement que dans la conception, le déploiement et la gestion cloud de l’application.

Le cloud computing recouvre par ailleurs plusieurs modèles de services. L’IaaS (Infrastructure as a Service) permet par exemple d’utiliser des ressources d’infrastructure virtualisées sans acheter et administrer tout le matériel correspondant. Le PaaS (Platform as a Service) met à disposition une plateforme facilitant la création et le déploiement des applications.

Selon ses besoins, une entreprise peut également s'appuyer sur différents modèles de déploiement : cloud public, cloud privé ou cloud hybride.

Cloud public, privé ou hybride : quel environnement pour le cloud natif ?

Le cloud public repose sur les infrastructures mutualisées d’un fournisseur de cloud. Des acteurs comme Google Cloud proposent ainsi des services et des ressources accessibles à la demande.

Le cloud privé, parfois désigné par le terme private cloud, réserve quant à lui l’environnement à une seule organisation. Cette approche peut notamment répondre à des contraintes particulières de gouvernance, de conformité ou de sécurité.

Le cloud hybride associe les deux approches. Il permet, par exemple, de conserver certaines données ou applications dans un environnement privé tout en utilisant les capacités d’un cloud public pour d’autres usages. Cette architecture apporte de la souplesse et permet d’adapter les ressources à chaque besoin.

Le choix entre cloud public, privé et cloud hybride dépend donc du niveau de contrôle recherché, des contraintes réglementaires, des besoins de performance et des coûts. Pour certaines organisations, le recours à un cloud souverain peut également constituer un critère important.

Avant de comparer les solutions, il convient donc d'identifier les besoins métiers, techniques et réglementaires de l'entreprise.

Principes fondamentaux du cloud natif

Le cloud natif repose sur plusieurs concepts simples à comprendre.

Les applications sont tout d’abord découpées en services indépendants. Les services et fonctionnalités communiquent grâce à des API, ce qui facilite leur évolution. Cette approche permet de résoudre un problème sur un composant sans nécessairement perturber toute l’application.

La conteneurisation joue également un rôle central. Chaque composant peut fonctionner dans un environnement standardisé avec ses dépendances et sa configuration. Cela facilite son déploiement sur différentes infrastructures et plateformes.

Le cloud natif fonctionne aussi grâce à l’automatisation CI/CD. Les développeurs peuvent apporter des modifications au code de manière rapide, les tester puis les transférer automatiquement vers les différents environnements avant leur mise en production.

La manière dont chaque conteneur doit s’exécuter est définie grâce à des fichiers de configuration. Les comportements sont harmonisés et le travail des équipes simplifié. Les modules ne sont pas dépendants les uns des autres : chaque composant est isolé afin de limiter les conflits techniques et simplifier la gestion des incidents.

Les technologies et outils open source occupent également une place importante dans cet écosystème et participent à la standardisation des pratiques cloud natives.

Quels services cloud pour une application cloud native ?

La conception d’une application cloud native implique aussi de sélectionner les services adaptés. Un service cloud peut concerner le calcul, le stockage, les bases de données, le réseau, la supervision ou encore la gestion des applications.

Dans un modèle IaaS, le fournisseur met notamment à disposition des machines virtuelles, du stockage et différentes ressources d’infrastructure. Cette approche donne davantage de contrôle aux équipes techniques.

Une plateforme cloud peut également proposer des services managés permettant aux développeurs de se concentrer davantage sur leurs applications. Une base de données gérée, par exemple, limite certaines tâches d’administration.

Les fournisseurs de cloud, dont Google Cloud, mettent ainsi à disposition de nombreux services utilisables selon les besoins de chaque projet.

Cette diversité permet aux entreprises d’accéder aux ressources depuis différents environnements et, selon les applications, depuis tout appareil autorisé disposant d’un accès adapté.

Quels sont les avantages du cloud natif ?

L’un des principaux avantages du cloud natif réside dans sa capacité à faire évoluer les applications en fonction des besoins. Les ressources utilisées peuvent être ajustées lors d’un pic de trafic sans nécessiter systématiquement une intervention manuelle des équipes.

La correction de bugs et l’ajout de nouvelles fonctionnalités sont également facilités. Il n’est pas nécessaire de redémarrer l’ensemble de l’application en cas d’incident : chaque conteneur peut être traité séparément, ce qui limite le risque de panne générale.

L’intégration et le déploiement continus accélèrent aussi la mise à disposition de nouvelles versions. Les équipes peuvent ainsi faire évoluer les applications plus fréquemment.

Autre avantage : l’optimisation des coûts. Une meilleure allocation des ressources peut aider le cloud à réduire le surdimensionnement des infrastructures. L’entreprise adapte davantage sa consommation à son usage cloud réel.

Cette souplesse constitue un avantage important par rapport à une infrastructure traditionnelle dont la capacité dépend du matériel acheté et installé en amont.

Comment mettre en place une infrastructure cloud native ?

La transition vers une infrastructure cloud native nécessite d’abord d’identifier les applications concernées et les contraintes associées. Toutes les applications n’ont pas nécessairement vocation à être transformées de la même manière.

L’entreprise doit ensuite déterminer le modèle d’hébergement et de services le plus adapté : cloud privé, cloud public, cloud hybride, IaaS ou PaaS. Il faut également déterminer quelles responsabilités resteront à la charge des équipes internes et lesquelles seront confiées au prestataire.

Une bonne gestion cloud implique par ailleurs de superviser les ressources, les performances, les accès, les coûts et la disponibilité des différents services.

Il est également essentiel de former les équipes aux nouvelles méthodes de développement, de déploiement et d’exploitation. Le passage au cloud natif ne constitue pas uniquement une évolution technologique : il transforme également les méthodes de travail.

Pourquoi adopter une approche cloud native ?

Une architecture cloud native permet aux entreprises de construire des applications plus évolutives et plus faciles à faire évoluer. Elle leur permet de bénéficier des capacités du Cloud tout en améliorant l’automatisation et la résilience des applications.

Pour offrir un cloud réellement adapté aux besoins métiers, les entreprises doivent néanmoins sélectionner avec attention leurs architectures, leurs services et leurs opérateurs. Les opérateurs et fournisseurs doivent pouvoir accompagner les organisations dans la conception, le déploiement et le maintien de leur environnement.

Un bon environnement cloud d’entreprise doit ainsi concilier disponibilité, maîtrise des coûts, performance, gouvernance et protection des données.

Au-delà de la technologie elle-même, le cloud doit fournir un environnement cohérent permettant aux équipes de développer et déployer leurs applications efficacement. Chaque ressource cloud doit pouvoir être dimensionnée et supervisée en fonction des besoins.

L’objectif n’est donc pas simplement d’offrir du cloud, mais de construire une architecture cohérente avec les usages de l’entreprise. Associé à une stratégie adaptée, le cloud natif devient ainsi un levier pour moderniser les applications et gagner en agilité.